Confinement et travail : comment faire ?

Le billet de cette semaine est un peu particulier, compte tenu des circonstances, et ce à plusieurs titres :  en effet, il ne va pas concerner l’actualité d’une technologie, d’une société ou d’un concept, mais plutôt la personne derrière le clavier (moi en l’occurrence). Et deuxièmement, je vous le livre en retard. Désolé.

Voici donc une liste de conseils que je m’applique au quotidien (une fois passée la première semaine, qui m’a essentiellement servi à m’organiser, ainsi qu’à ma femme, un espace de travail décent), sachant que je suis actuellement sans mission, la faute au Coronavirus (je ne l’ai pas, soyez rassurés).

Voilà le mien … old school 🙂

1. Établir sa « to do list »

Il s’agit ici de faire un tableau à trois colonnes : ce que l’on doit faire, ce que l’on veut faire, et ce que l’on pourrait de faire. Pas de limites ici : jetez tout ce que vous voulez sur ce tableau (tant que cela concerne votre activité professionnelle ou une activité périphérique).

Vous allez naturellement ajouter des choses dans ce tableau : par contre, n’en effacez pas. Si d’aventure, vous vouliez en retirer une ligne, rayez là, mais gardez là lisible : ça pourra vous inspirer autre chose plus tard.

 

2. Définir les priorités

Une fois la « to do list » établie, vous allez pouvoir définir les priorités de chaque action que vous avez noté. Vous pourriez par exemple ajouter un numéro ou une lettre (priorité 1 ou A, la plus haute, puis 2 ou B, etc.). Personnellement, je colore les textes en rouge, orange ou vert. À vous de voir pour trouver la méthode qui vous convient !

Ne soyez pas surpris de mettre une priorité plus élevée à une action de la colonne « pourrait faire » qu’à certaines de la colonne « doit faire » : c’est humain, et le but de la manœuvre n’étant certainement pas de tomber en dépression ou en burnout chez soi, c’est même plutôt conseillé.

Si jamais certaines idées ne vous semblent vraiment pas réalistes ou réalisables, ne leur donnez pas de priorité : mais encore une fois, ne les effacez pas.

 

3. Établir son planning

Maintenant que nous avons fait ce travail de préparation, nous allons pouvoir commencer à réfléchir à la manière dont tout faire rentrer dans notre planning. Ici, l’idée ne va pas être de se dire « je vais terminer la tâche Y en deux jours », mais « je vais attribuer 4 heures à cette tâche sur la journée de lundi ».

 

Aparté : il est impératif de respecter les règles suivantes (et de les prendre en considération lorsque vous créerez votre planning) :

  • pas plus d’heures travaillées qu’au travail
  • on s’habille comme pour aller au travail (enfin, vous n’êtes pas obligé d’enfiler le costume-cravate, mais le pyjama est interdit)
  • on s’aménage un « coin travail », qui est uniquement dédié au travail (même s’il est petit et inconfortable) : ainsi, vous pourrez marquer la rupture travail/maison en fin de journée
  • on fait des pauses régulièrement, pour s’aérer un peu (autant que possible) : une pause café, thé, cigarette, caresse à votre animal de compagnie … À vous de voir !

Junior, mes lecteurs … mes lecteurs, Junior …

On va donc se construire notre planning journalier très sommairement, avec par exemple :

Lundi

4 heures sur le projet X

1 heure de réseautage

1 heure de rédaction d’article

1 heure de conf call avec Y sur le projet X 

Essayez, dans la mesure du possible, de positionner des tâches sur tous les jours de la semaine, mais sans « blinder » complètement votre planning.

 

4. La fin de journée

À la fin de la journée, il est temps de faire le point sur ce qui a été fait.

  • Si une tâche que vous aviez porté à votre planning est terminée, vous la rayez dans votre planning et vous mettez un petit « OK » à côté (ne la supprimez pas). Vous pouvez faire de même dans votre « to do list ».
  • Si une tâche n’est pas terminée et nécessite plus de temps, notez sur votre planning, votre « to do list » ou ailleurs l’état d’avancement de cette tâche.
  • Si une tâche n’a pas du tout été abordé, c’est que vous avez eu les yeux plus gros que le ventre, ou que vous avez mal géré votre temps.
    1. Dans le premier cas, revoyez vos ambitions à la baisse et détendez-vous : la vie est trop courte pour la gâcher en dépressions nerveuses !
    2. Dans le second cas, trouvez une méthode pour borner votre temps de travail (personnellement, j’utilise la méthode Pomodoro, et un timer qui va avec).
    3. Quoi qu’il en soit, mettez cette tâche dans une petite case « Reliquat », et revoyez sa priorité si nécessaire. Ne l’effacez pas de votre planning.

5. L’ajustement du planning du lendemain

Vous voilà désormais à la dernière étape de votre journée de travail : définir ce que vous allez faire demain !

Suivant ce que vous avez positionné dans la case « Reliquat » et les priorités (révisées ou pas) de ce que cette case contient, vous allez finir de remplir votre journée du lendemain, voire déplacer des tâches si nécessaire.

 

6. La fin de semaine

Ça y est, vendredi soir, c’est enfin le week-end ! Petite action à faire avant de profiter d’un repos bien mérité : faire une sauvegarde (ou prendre une photo) de ce que vous avez fait cette semaine, et vous féliciter du travail abattu : vous avez bien bossé et vous pouvez en être fier !

Assurez-vous de bien avoir noté l’état d’avancement de vos diverses tâches dans la « to do list », et profitez en pour faire le ménage dans cette dernière en effaçant les tâches que vous avez terminées.

Et … C’est fini pour cette semaine ! Lundi matin, vous pourrez recommencer à la phase 3 : là, c’est le week-end, faites un break, « comme en temps normal » ! 

Confinement et travail : comment faire ?

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